Articles

Une fois le compromis de vente signé : quelles sont les étapes suivantes ?

Signer un compromis de vente, ce n'est pas conclure un simple accord de principe : c'est prendre un engagement juridique qui vaut, en principe, vente. Beaucoup d'acquéreurs pensent qu'il reste ensuite une longue période floue avant de « vraiment » acheter. En réalité, une fois le compromis de vente signé, une mécanique précise se met en marche, jalonnée de délais impératifs et de conditions à lever. Cet article détaille la chronologie complète qui sépare la signature du compromis de celle de l'acte authentique, en insistant sur les deux points qui protègent le plus l'acquéreur : le délai de rétractation de dix jours et les conditions suspensives.

Le compromis de vente engage vraiment les deux parties

Le compromis de vente, que les juristes appellent aussi promesse synallagmatique de vente, se distingue de la promesse unilatérale. Dans un compromis, le vendeur s'engage à vendre et l'acquéreur s'engage à acheter, à un prix déterminé, sur un bien identifié.

L'article 1589 du Code civil pose la règle de principe :

La promesse de vente vaut vente, lorsqu'il y a consentement réciproque des deux parties sur la chose et sur le prix.

Autrement dit, dès la signature, la vente est juridiquement formée entre les parties. L'acte notarié qui interviendra plus tard ne « crée » pas la vente : il la constate, la rend opposable aux tiers et permet la publication au service de la publicité foncière. Cette nuance a des conséquences concrètes. Si aucune des protections légales ne joue (délai de rétractation, conditions suspensives), une partie qui refuserait de signer l'acte authentique s'expose à voir l'autre demander en justice la réalisation forcée de la vente ou le paiement de dommages et intérêts.

C'est précisément parce que l'engagement est ferme que le législateur a aménagé des soupapes de sécurité pour l'acquéreur non professionnel. Comprendre la suite du processus revient donc à comprendre l'articulation entre ces protections et le calendrier de la vente.

Le délai de rétractation de dix jours réservé à l'acquéreur

La première étape après la signature est un temps de réflexion offert à l'acquéreur. Il s'agit du délai de rétractation prévu par l'article L271-1 du Code de la construction et de l'habitation. Ce délai était historiquement de sept jours, puis il a été porté à dix jours par la loi n°2015-990 du 6 août 2015, dite loi Macron.

Qui en bénéficie et quand il commence à courir

Ce droit de rétractation profite uniquement à l'acquéreur non professionnel d'un immeuble d'habitation. Un particulier qui achète un appartement ou une maison pour y habiter, ou même pour le louer à titre de placement privé, en bénéficie. En revanche, le vendeur ne dispose d'aucun droit équivalent : dès la signature, il est tenu.

Le délai de dix jours ne court pas à compter de la signature elle même, mais à compter du lendemain de la première présentation de la lettre recommandée notifiant le compromis à l'acquéreur, ou de la remise en main propre de l'acte lorsque cette remise est effectuée par un professionnel disposant d'un mandat. C'est un point souvent mal compris. Prenons un cas concret : un couple signe un compromis un mercredi chez le notaire. Si l'acte lui est notifié par lettre recommandée présentée le vendredi suivant, le délai commence à courir le samedi, et non le jour de la signature.

Le décompte s'effectue en jours calendaires. Si le dernier jour tombe un samedi, un dimanche ou un jour férié, le délai est prorogé jusqu'au premier jour ouvrable suivant. La notification doit obligatoirement être accompagnée du compromis et de ses annexes, faute de quoi le délai ne démarre pas valablement.

Comment se rétracter et avec quelles conséquences

Pendant ces dix jours, l'acquéreur peut renoncer à l'achat sans avoir à se justifier et sans pénalité. Il n'a pas à invoquer le moindre motif : un simple changement d'avis suffit. La rétractation doit être adressée par lettre recommandée avec accusé de réception, ou par tout autre moyen offrant des garanties équivalentes quant à la date de réception, avant l'expiration du délai. Ce qui compte, c'est la date d'envoi.

Conséquence majeure : si un dépôt de garantie a été versé au moment du compromis, il doit être intégralement restitué à l'acquéreur dans un délai de vingt et un jours à compter du lendemain de la rétractation. Aucune somme ne peut être conservée à titre de dédommagement.

Une fois ce délai de dix jours écoulé sans rétractation, l'acquéreur est définitivement engagé, sous réserve des conditions suspensives. Il ne pourra plus revenir en arrière librement. La vente reste toutefois subordonnée à la réalisation des événements prévus au contrat, ce qui nous conduit au deuxième mécanisme de protection.

Les conditions suspensives : le filet de sécurité de la vente

Une condition suspensive est un événement futur et incertain dont dépend l'exécution de la vente. Tant que la condition n'est pas réalisée, la vente est en suspens : elle existe, mais ne produit pas encore ses effets définitifs. Si la condition défaille, la vente est réputée n'avoir jamais existé et chacun retrouve sa situation initiale. Le régime des obligations conditionnelles figure aux articles 1304 et suivants du Code civil.

Ces conditions sont librement négociées entre les parties et inscrites dans le compromis. Certaines sont quasi systématiques, d'autres dépendent de la situation particulière du bien ou de l'acquéreur. Leur intérêt est double : elles protègent l'acquéreur contre des événements qui rendraient l'achat impossible ou dépourvu d'intérêt, tout en fixant un cadre clair sur ce qui peut, ou non, faire échouer la vente.

La condition suspensive d'obtention du prêt

C'est la condition suspensive la plus fréquente et la plus protectrice pour l'acquéreur qui finance son acquisition par un emprunt. Elle est encadrée par les articles L313-40 et suivants du Code de la consommation, issus de la loi dite Scrivener du 13 juillet 1979.

Lorsque l'achat est financé à crédit, le compromis doit mentionner que la vente est conclue sous la condition suspensive de l'obtention du prêt. Le contrat précise le montant, le taux maximal et la durée de l'emprunt sollicité. Ces éléments sont importants : un acquéreur ne peut pas être considéré comme n'ayant pas obtenu son prêt s'il a demandé un financement à des conditions différentes de celles prévues au compromis. Concrètement, si le compromis prévoit un prêt à un taux maximal donné et que la banque propose un taux supérieur, l'acquéreur peut refuser et se prévaloir de la non réalisation de la condition.

La loi impose une durée minimale d'un mois pour cette condition suspensive, à compter de la signature du compromis. En pratique, les parties retiennent souvent un délai de quarante cinq à soixante jours, parfois davantage, pour tenir compte des délais bancaires réels.

Un point de vigilance : l'acquéreur doit déposer une véritable demande de prêt conforme aux caractéristiques du compromis. S'il s'abstient de solliciter le financement, ou s'il fait volontairement échouer sa demande, la condition est réputée réalisée à ses torts. Le vendeur peut alors conserver le dépôt de garantie. C'est l'application de la règle selon laquelle une partie ne peut se prévaloir d'une condition qu'elle a elle même empêché de se réaliser.

À l'inverse, si l'acquéreur a été diligent et que la banque lui oppose un refus écrit conforme au prêt décrit dans le compromis, la vente est caduque et le dépôt de garantie lui est restitué.

Les autres conditions suspensives courantes

Au delà du prêt, plusieurs conditions suspensives se rencontrent selon les dossiers :

  • l'absence de servitude d'urbanisme ou de droit de préemption grevant le bien de manière significative
  • la purge du droit de préemption de la commune ou d'un autre titulaire, sans exercice de ce droit
  • l'obtention d'une autorisation administrative lorsque l'acquéreur projette des travaux ou un changement de destination
  • l'absence d'hypothèque ou de privilège dépassant le prix de vente, garantissant que le vendeur pourra transmettre un bien libre de toute charge
  • pour l'achat d'un terrain à bâtir, l'obtention d'un certificat d'urbanisme opérationnel ou d'un permis de construire

Chaque condition doit être rédigée avec précision, en indiquant l'événement attendu, le délai de réalisation et la partie qui en supporte la charge. Une rédaction floue est source de contentieux. Un exemple parlant : une condition suspensive « d'obtention d'un permis de construire » sans mention de la surface ni de la nature du projet laisse une marge d'interprétation dangereuse. Mieux vaut décrire le projet de manière détaillée pour que chacun sache ce qui déclenche ou non la caducité de la vente.

Le rôle du notaire entre le compromis et l'acte

Une fois le délai de rétractation purgé et les conditions suspensives en cours de réalisation, le notaire chargé de la vente entre pleinement en scène. Son intervention conditionne la sécurité juridique de l'opération, car lui seul peut établir l'acte authentique qui sera publié.

Le notaire rassemble et vérifie l'ensemble des pièces indispensables. Il demande l'état hypothécaire du bien afin de contrôler l'absence de charges non prévues, obtient le titre de propriété du vendeur, sollicite les documents d'urbanisme auprès de la mairie et interroge, le cas échéant, le syndic de copropriété sur la situation des charges et des travaux votés. Il vérifie également l'identité et la capacité juridique des parties, un point essentiel lorsqu'un vendeur est sous mesure de protection ou lorsque le bien dépend d'une succession non encore réglée.

Cette phase de vérification prend du temps, ce qui explique le délai habituel de deux à trois mois entre le compromis et l'acte définitif. Ce délai n'est pas une lenteur administrative gratuite : il correspond au temps nécessaire pour purger les droits de préemption, obtenir les réponses des administrations et permettre à l'acquéreur de finaliser son financement.

Les purges et vérifications obligatoires

Parmi les diligences les plus structurantes figure la purge des droits de préemption. Dans de nombreuses communes, la collectivité dispose d'un droit de préemption urbain lui permettant de se substituer à l'acquéreur pour certains biens situés dans des zones délimitées. Le notaire adresse à la mairie une déclaration d'intention d'aliéner qui informe la commune du projet de vente et de son prix. La collectivité dispose alors d'un délai, en principe de deux mois, pour faire connaître sa décision. Tant que ce délai n'est pas expiré ou que la commune n'a pas renoncé, la vente ne peut être signée.

D'autres titulaires de droits de préemption peuvent exister selon les cas : un locataire en place lorsque le logement lui est vendu, ou encore la Société d'aménagement foncier et d'établissement rural (SAFER) pour certains biens ruraux. Le notaire identifie ces droits et les purge dans l'ordre requis.

En parallèle, le vendeur doit compléter le dossier de diagnostics techniques : diagnostic de performance énergétique, état relatif à la présence d'amiante, de plomb, de termites, état de l'installation électrique et de gaz, état des risques et pollutions, entre autres selon l'âge et la localisation du bien. Ces diagnostics, souvent annexés dès le compromis, doivent rester valides à la date de l'acte. Un diagnostic périmé peut retarder la signature.

Le dépôt de garantie et le financement définitif

Lors de la signature du compromis, l'acquéreur verse généralement un dépôt de garantie, appelé parfois séquestre, correspondant en pratique à une fraction du prix de vente. Cette somme est conservée par le notaire ou par l'agent immobilier sur un compte dédié. Elle n'est pas encaissée par le vendeur : elle garantit le sérieux de l'engagement de l'acquéreur.

Le sort de ce dépôt dépend de la suite du processus. Si l'acquéreur se rétracte dans le délai de dix jours, ou si une condition suspensive défaille sans faute de sa part, la somme lui est restituée. Si, en revanche, l'acquéreur renonce sans motif après l'expiration du délai de rétractation et alors que toutes les conditions sont réalisées, le dépôt peut être conservé par le vendeur à titre d'indemnité, voire donner lieu à une action en exécution forcée.

Durant cette période, l'acquéreur finalise son financement. Il transmet à sa banque le compromis signé, monte son dossier de prêt et obtient une offre de crédit. La loi Scrivener impose ici un second délai protecteur : l'emprunteur ne peut accepter l'offre de prêt qu'après un délai de réflexion de dix jours à compter de sa réception. Ce délai s'articule avec le calendrier de la vente, ce qui explique pourquoi il faut anticiper largement la date prévisionnelle de l'acte authentique.

La signature de l'acte authentique de vente

Lorsque le délai de rétractation est purgé, que toutes les conditions suspensives sont réalisées et que le financement est débloqué, les parties se retrouvent chez le notaire pour signer l'acte authentique de vente. C'est l'aboutissement du processus enclenché une fois le compromis de vente signé.

Le jour de la signature, le notaire donne lecture de l'acte, s'assure du consentement éclairé des parties et procède aux opérations financières. L'acquéreur verse le solde du prix, ainsi que les frais dits de notaire, qui recouvrent en réalité pour l'essentiel les droits de mutation perçus au profit de l'État et des collectivités, la rémunération du notaire n'en représentant qu'une part. Le dépôt de garantie versé au compromis vient en déduction du prix.

La remise des clés intervient en principe le jour de la signature, sauf accord contraire prévoyant une jouissance différée. À compter de cette signature, l'acquéreur devient pleinement propriétaire. Le notaire procède ensuite à la publication de l'acte au service de la publicité foncière, formalité qui rend la vente opposable aux tiers, et remet à l'acquéreur, quelques semaines ou mois plus tard, une copie authentique de son titre de propriété.

Que se passe-t-il en cas de blocage ou de renonciation

Le parcours entre le compromis et l'acte n'est pas toujours linéaire. Plusieurs scénarios de blocage doivent être anticipés.

Si une condition suspensive ne se réalise pas, par exemple un refus de prêt dûment justifié, la vente est caduque de plein droit. Les parties sont libérées de leurs engagements et le dépôt de garantie est restitué à l'acquéreur. Encore faut il que l'acquéreur ait respecté ses obligations de diligence, notamment le dépôt d'une demande de prêt conforme.

Si l'une des parties refuse de signer l'acte alors que toutes les conditions sont réunies, l'autre dispose de recours. Le compromis prévoit fréquemment une clause pénale fixant une indemnité forfaitaire à la charge de la partie défaillante. La partie lésée peut aussi saisir le tribunal pour demander l'exécution forcée de la vente, le juge pouvant constater que la vente est parfaite et ordonner sa régularisation. La jurisprudence admet en effet que, la vente étant formée dès le compromis, le refus injustifié de réitérer devant notaire n'anéantit pas l'accord.

Enfin, certains événements peuvent survenir entre le compromis et l'acte : décès d'une partie, sinistre affectant le bien, découverte d'une servitude non déclarée. Chacune de ces situations appelle une analyse au cas par cas, en fonction des clauses du compromis et des règles du Code civil sur la charge des risques et la garantie des vices.

Conclusion

Une fois le compromis de vente signé, la vente est juridiquement formée, mais elle demeure suspendue à deux protections décisives pour l'acquéreur : le délai de rétractation de dix jours de l'article L271-1 du Code de la construction et de l'habitation, puis la réalisation des conditions suspensives, au premier rang desquelles l'obtention du prêt encadrée par la loi Scrivener. Entre ces deux jalons, le notaire mène un travail de vérification et de purge qui explique le délai habituel de deux à trois mois avant la signature de l'acte authentique.

Le message à retenir est clair : le compromis n'est pas un brouillon, c'est un engagement. La sécurité de l'opération dépend directement de la qualité de sa rédaction, en particulier du libellé précis des conditions suspensives et du respect scrupuleux des délais. Avant de signer, faites relire votre compromis par un avocat en droit immobilier : une condition suspensive mal rédigée ou un délai mal calculé peut vous priver d'une protection que la loi vous accorde, ou au contraire vous exposer à perdre votre dépôt de garantie.

Questions fréquentes

Le délai de rétractation de 10 jours court à partir de quand exactement ?

Le délai ne commence pas le jour de la signature du compromis, mais le lendemain de la première présentation de la lettre recommandée notifiant l'acte à l'acquéreur, ou le lendemain de la remise en main propre par un professionnel mandaté. Il se décompte en jours calendaires. Si le dernier jour tombe un samedi, un dimanche ou un jour férié, il est reporté au premier jour ouvrable suivant. Cette règle figure à l'article L271-1 du Code de la construction et de l'habitation.

Le vendeur peut il aussi se rétracter après le compromis ?

Non. Le droit de rétractation de dix jours profite uniquement à l'acquéreur non professionnel d'un logement. Le vendeur, lui, est engagé dès la signature du compromis. S'il refuse ensuite de vendre alors que les conditions sont réalisées, l'acquéreur peut demander l'exécution forcée de la vente ou des dommages et intérêts, souvent sur le fondement d'une clause pénale prévue au contrat.

Que se passe-t-il si je n'obtiens pas mon prêt immobilier ?

Si le compromis contient une condition suspensive d'obtention du prêt et que la banque refuse votre financement pour des conditions conformes à celles prévues au contrat, la vente devient caduque et votre dépôt de garantie vous est restitué. Vous devez toutefois avoir déposé une demande de prêt sérieuse et conforme au compromis. Si vous n'avez fait aucune démarche ou avez volontairement compromis votre demande, la condition est réputée réalisée à vos torts et le vendeur peut conserver le dépôt. Ce mécanisme relève des articles L313-40 et suivants du Code de la consommation.

Combien de temps s'écoule entre le compromis et l'acte définitif ?

En pratique, un délai de deux à trois mois sépare la signature du compromis de celle de l'acte authentique. Ce délai correspond au temps nécessaire pour purger le délai de rétractation, obtenir les réponses des administrations, purger les droits de préemption, réunir les diagnostics à jour et permettre à l'acquéreur de finaliser son prêt. Les parties peuvent convenir d'un délai plus court ou plus long selon la complexité du dossier.

Le dépôt de garantie est il obligatoire et de quel montant ?

Le versement d'un dépôt de garantie n'est pas imposé par la loi, mais il est d'usage constant en pratique. Son montant est librement négocié entre les parties et représente généralement une fraction du prix de vente. Cette somme est conservée par le notaire ou l'agent immobilier sur un compte dédié, sans être remise au vendeur. Elle vient en déduction du prix le jour de l'acte, ou vous est restituée si vous vous rétractez dans les dix jours ou si une condition suspensive défaille sans faute de votre part.

Peut on renoncer à la vente après le délai de rétractation ?

Une fois le délai de dix jours expiré, l'acquéreur ne peut plus renoncer librement. Il reste toutefois protégé par les conditions suspensives : si l'une d'elles défaille, par exemple un refus de prêt justifié, la vente est annulée sans pénalité. En dehors de ce cas, renoncer sans motif après le délai de rétractation expose à perdre le dépôt de garantie, voire à une action du vendeur en exécution forcée de la vente.

Une condition suspensive peut elle bénéficier au vendeur ?

Oui, même si les conditions suspensives protègent le plus souvent l'acquéreur, certaines peuvent bénéficier au vendeur ou aux deux parties. Par exemple, une condition tenant à la levée d'une hypothèque ou au règlement d'une succession en cours peut être stipulée dans l'intérêt du vendeur. Ce qui compte est la rédaction précise de la clause : elle doit indiquer l'événement attendu, le délai de réalisation et la partie dans l'intérêt de laquelle elle est prévue, car seule cette partie peut, en principe, y renoncer.

Gloria Avocats, votre partenaire juridique de confiance

Par mail ou par téléphone, le cabinet répond à toutes vos questions.

• Contactez-nous